Logo Communauté d'universités et établissements 'aquitaine

Développer la qualité des mobilités étudiantes entrantes et sortantes et valoriser les parcours universitaires internationaux

Le projet proposé a pour objectif de répondre à ces questions par des actions à différentes périodes (avant, pendant et après la mobilité) et sur différents plans, linguistiques et non-linguistiques.

1-     Analyser les dispositifs et des pratiques existants

Tout en partant du tableau des pratiques actuelles (destinations, étudiants et établissements) qu’offrent AquiMob et les services des RI des composantes, il importe de mieux appréhender les formes administratives, pédagogiques… de la mobilité ainsi que les phénomènes de socialisation qui les accompagnent. Il s’agira ainsi de :

  • Mesurer la plus-value des dispositifs de mobilité étudiante : impact de la mobilité internationale sur la réussite de la suite du cursus universitaire et sur l’intégration des étudiants sur le marché de l’emploi. (Etude comparative par destination, par origine, par cursus, etc., appui sur les travaux menés par AquiMob et par Bordeaux 3 pour les données sur la mobilité en Aquitaine et sur le  réseau LILAMA dont Bordeaux IV est partenaire : Linguistic Policy for the Labour Market, http://www.lilama.org/).
  • Identifier et analyser les pratiques existantes au sein des établissements, au plan national et international pour produire un guide des bonnes pratiques, des ressources existantes, des outils de suivi ou/et de validation (ex. référentiels).

2-     Favoriser l’internationalisation et offrir une dimension internationale nouvelle aux établissements d’enseignement supérieur aquitains

  • Mobilité sortante
    • Valoriser le diplôme ou les éléments de diplômes obtenus à l’étranger par les étudiants bordelais.
    • Identifier, faire une place et valoriser les acquis non-universitaires de l’étudiant lors de son séjour à l’étranger (enrichissement culturel, autonomie, esprit d’initiative…)
    • Accompagner la mise en place  de dispositifs concrets d’aides à la mobilité.
    • Mobilité entrante
      • Renforcer l’attractivité des formations en accompagnant et en valorisant la mobilité des étudiants étrangers accueillis au sein de l’Université de Bordeaux.
      • Améliorer l’accueil des étudiants (sur les plans administratif, culturel et pédagogique) en s’appuyant sur le projet de MiLC pour mettre en cohérence les différents outils dédiés (Mobility centre, cellule RI, DEFLE, associations étudiantes…)

3 - Intégrer le séjour à l’étranger dans la formation et optimiser l’insertion professionnelle des étudiants

  • Valoriser dans la formation les attitudes et les compétences acquises pendant le séjour, qu’elles soient professionnelles ou techniques, linguistiques, informatiques, organisationnelles ou sociales.
  • Favoriser les apprentissages informels, formels et non formels pour capitaliser une mémoire de l’expérience vécue et tendre vers un projet personnel et professionnel de l’étudiant (savoir se projeter).
  • Communiquer et témoigner sur son expérience auprès des étudiants des promotions suivantes en s’appuyant sur le dossier numérique réalisé pendant le séjour.
  • Optimiser et valoriser sur le plan professionnel l’adaptabilité et l’autonomie qui découlent d’une expérience à l’étranger.
  • Articuler les dispositifs universitaires avec d’autres dispositifs portés par les collectivités locales, les chambres consulaires.

4- Individualiser la démarche d’apprentissage et de valorisation via des dispositifs et des ressources numériques.

  • Assurer l’articulation et la continuité des enseignements entre l’établissement d’origine et le lieu de destination
  • Valoriser le parcours et le séjour à l’étranger dans une logique d’approche par compétences (exemple : usage d’un portfolio numérique comme outil de communication sur le cursus universitaire et les expériences culturelles, d’outils de microblogging).
  • Intégrer le suivi dans l’espace numérique d’apprentissage et au sein du portail de FAD de l’Université.

5- Développer et mettre en place un dispositif pour systématiser la préparation, le suivi et l’exploitation du séjour à l’étranger pour une formation ou pour un stage professionnel.

  • Conforter les compétences linguistiques au cours des semestres précédents le départ en les orientant progressivement vers la mobilité dans un contexte académique et/ou professionnel (départements de langues, MiLC…).
  • Sensibiliser aux différences culturelles  et former à l’interculturalité par des formations ciblées : connaissance des systèmes universitaires, des relations interpersonnelles, des relations sociales, etc.  Cette formation pourrait, dans un premier temps, être assurée par la MiLC  dans le cadre d’un programme de professionnalisation des personnels administratifs et des enseignants en charge de ces problématiques.
  • Encadrer et tutorer la mobilité étudiante.
  • Adopter des critères communs ou mutualisables pour identifier et valoriser les acquis linguistiques et interculturels.

6- Promouvoir la mobilité étudiante dans la communauté universitaire

  • Analyser les nouvelles pratiques
  • Promouvoir les résultats auprès de la communauté universitaire pour favoriser la réflexion sur les impacts de ces échanges et sur l’évolution souhaitable des pratiques.
  • Accompagner le retour et la réinsertion dans le cursus, basé sur la valorisation de l’expérience à l’étranger

Ces objectifs élaborés lors des réunions préparatoires à l’élaboration de ce projet sont susceptibles d’être révisés suite à la première phase du projet.

Le numérique comme accompagnement de la mobilité

Ce projet s’inscrit pleinement dans la dynamique numérique définie dans le Schéma Directeur Numérique Aquitain (SDNA) et concrétise la volonté des établissements de déployer  l’usage du numérique en pédagogie universitaire. Deux projets du SDNA sont directement concernés :

  • Mise en place de services numériques mutualisés ;
  • Définition du schéma de convergence vers une plateforme pédagogique puis un ENT unique.

Ce projet mobilisera des dispositifs numériques pour :

  • La préparation du projet de mobilité.
  • La formalisation de l’expérience de mobilité.
  • Le suivi à distance des étudiants en mobilité.
  • La mise en ligne d’activités d’apprentissage à distance.

Calendrier :

Phase 1 : 2012 :

Diagnostic :

-          objectivation de l’ensemble des pratiques de mobilité 

-          analyse des dispositifs en place dans les établissements

-          caractérisation des profils d’étudiants qui partent en mobilité

-          réalisation d’un enquête auprès des étudiants pour identifier les freins à leurs mobilités (administratives, pédagogiques, linguistiques, personnelles) et les acquis des mobilités réalisées

Benchmark sur les pratiques de mobilité :

-          national

-          international en collaboration avec l’université Laval

Production de recommandations pour l’amélioration des dispositifs aquitains

Diffusion des bonnes pratiques

Phase 2 : 2013 – 2014 :

Conception et test de dispositifs :

-          Démarrage des premières formations dédiées (départements de langues et MiLC).

-          Application du dispositif aux étudiants en mobilité  (cohorte 0)

-          Analyse des pratiques

-          Préparation de l’extension du dispositif expérimental

Phase 3 : 2014 – 2015 :

Déploiement du dispositif :

-          Programme de valorisation dans les cursus et l’insertion professionnelle (année n+1 pour la cohorte 0)

-          Généralisation du dispositif

Définition d’une plateforme (linguistique et culturelle) de la mobilité dans le cadre de la MiLC